............Chapitre 1*****ChaPitre 1*****............

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Publication : 13 Janvier 2O1O

Ça tanguait.
Il n'avait pas encore ouvert les yeux et pourtant, il pouvait sentir ce fort mouvement d'avant en arrière, ce rapide mouvement qui lui indiquait qu'il n'était plus sur la terre ferme. Il ouvrit doucement les yeux, fronçant les sourcils, mais restant couché sur le matelas sur lequel il était étendu. Il tourna la tête et geignit doucement. Quelque chose le dérangeait ...

C'est quand ses yeux s'adaptèrent enfin à l'obscurité de la pièce et qu'il se redressa un peu qu'il se rendit compte de la situation.

« Oh ... C'est pas vrai ... »

Il était dans une énorme cabine, une cabine de capitaine de bateau.
Sa bouche s'ouvrit doucement alors qu'il balayait la pièce du regard, puis il sursauta quand il entendit des pas qui longeaient la pièce, mais personne n'entra. Son c½ur battait la chamade dans sa poitrine et le souvenir de cet homme étrange lui revint en mémoire.

« Comment est-ce que je suis arrivé ici ... » Chuchota-t-il pour lui-même en posant une main moite sur son front.

Il était nerveux et se sentait un peu nauséeux, puis réellement malade quand il se souvint des paroles de l'homme.



« Tu vas venir avec moi. Je vais quitter Evaneos demain et tu vas venir avec moi. »

Il tourna la tête vers la petite fenêtre non loin du lit. Des étoiles lumineuses parsemaient le ciel d'un noir d'encre. Ses mains se mirent à trembler. Etait-il resté inconscient toute une journée, ou uniquement quelques heures ? Sa respiration se hacha et il ramena ses genoux contre son torse alors qu'une vague de désespoir l'envahissait. Il aurait dû écouter les autres et ne pas sortir, quand Bushido allait savoir ça ... Il coinça sa tête entre ses genoux, mais se redressa vivement quand la porte de la cabine s'ouvrit sur un vieil homme, il referma la porte derrière lui d'un habile coup de pied.

« Ah ben justement, le Capitaine voulait que je vienne te réveiller. Il faut que tu manges petit. Tiens. »

Il posa devant son corps tremblant un plateau bien garni et les yeux de Bill furent comme attirés par la nourriture, son estomac grognant doucement.

« Mange petit, mange. Le Capitaine va pas être content sinon ... »

L'homme repartit comme il était venu et laissa Bill, seul dans la grande pièce, bien au chaud alors qu'à l'extérieur, le vent semblait puissant. Il attrapa le bol de riz et la cuillère avant de commencer à manger vivement.



...

Il n'avait pas osé sortir de la cabine. À vrai dire, il avait peur de ce qu'il pourrait trouver au-dehors. La nuit était encore bien noire et le bateau semblait calme. Le vent ne sifflait plus contre les parois et le vaisseau tanguait plus lentement, plus paisiblement. Bill déglutit doucement. Il en avait profité pour visiter un peu ce qui semblait être la cabine du Capitaine, et il avait trouvé une petite salle de bain, il en avait profité pour se débarbouiller. Mais une fois qu'il eut fait le tour de la pièce, la curiosité pointa le bout de son nez et il se trouvait à présent à quelques pas de la porte par laquelle le vieil homme était apparu presque une heure plus tôt. Il pencha un peu la tête et avança d'un pas, tendant l'oreille pour essayer de capter le moindre bruit, mais il n'entendit rien, alors il parcourut les quelques pas qui le séparaient de la planche de bois et posa sa main sur la clinche dorée. Il inspira une bonne fois et l'ouvrit doucement, passant sa tête dans la mince ouverture.

Il n'y avait rien, rien à part un long couloir éclairé par quelques lampes à huile et un escalier en bois sur sa droite, au bout du couloir. Sur sa gauche, tout était sombre. Bill retint sa respiration en quittant la pièce et longea les murs sur la pointe des pieds. Loin derrière lui, de l'autre côté du couloir, il pouvait entendre les ronflements du reste de l'équipage et il déglutit en espérant que personne ne se réveille si le bois de l'escalier se mettait à craquer. Il se mordit la lèvre et gravit les quelques marches sans un bruit, le bois ne craqua pas et Bill reprit son souffle en arrivant sur un premier pont.

C'est là qu'il prit conscience de la grandeur du bateau. Le vaisseau était énorme et semblait fendre les vagues aisément, un léger vent passant dans les dreads sombres du jeune androgyne. Il se tapit dans l'ombre et attendit pour voir si des hommes faisaient une ronde de nuit, apparemment, ce n'était pas le cas. Alors il s'avança, petit curieux, fils de pirate n'étant pas habitué à la mer. Il slaloma entre les cordes et les canons, les mats et de larges caissons en fer qui devaient sûrement contenir les boulets de canon. Il arriva rapidement à la proue, se collant à la rambarde pour profiter encore un peu plus de l'air marin. La nuit était chaude et dans son petit pantalon de lin et sa simple chemise, il n'avait pas froid. Il leva son visage vers le ciel et regarda les étoiles pendant quelques minutes, fermant ensuite les yeux en se laissant un peu plus aller contre le bois devant lui jusqu'à ce qu'il entende les planches du pont craquer derrière lui. Il se retourna d'un coup et crispa les doigts sur la rambarde.

Il était là, devant lui. C'était l'homme qui l'avait enlevé et qui semblait être le Capitaine de ce bateau. Bill déglutit lourdement et grimaça un peu, puis baissa les yeux quand son regard croisa une seconde celui de l'homme.

« Je ne veux pas que tu sortes de la cabine sans mon autorisation. »

Bill releva la tête et fronça les sourcils. Pourquoi est-ce que ...

« Pourquoi ? »
« C'est comme ça. »


Ses traits étaient sérieux et durs et Bill rentra un peu sa tête dans ses épaules.

« Pourquoi est-ce que je suis là ? »

L'homme approcha, Bill se rétracta et voulu éviter la proximité grandissante entre eux et glissa à plusieurs mètres de lui pour reprendre le chemin de l'étage inférieur. Il attrapa son poignet.

« C'est comme ça. »

Rien ne se passa pendant quelques secondes, du moins, pas jusqu'à ce que l'homme ne se rapproche et que Bill ne recule, encore. La poigne autour de lui se resserra et l'androgyne grimaça.

« Retourne dans la cabine et n'en sors plus. »

Le ton était dur et froid et Bill ne demanda pas son reste avant de presque courir vers l'escalier, ne se retournant même pas pour voir si le Capitaine le suivait.



...

Bill n'était pas ressorti et l'homme n'était pas venu. La nuit disparaissait lentement pour laisser place à une aube grise et bleue clair, bientôt mauve, et Bill n'avait pas réussi à dormir. Mais maintenant, la fatigue obscurcissait ses sens et l'empêchait presque d'avoir peur, il ne pourrait pas résister encore bien longtemps ... Il s'étendit sur le lit et se couvrit. Il ne pouvait pas ne pas dormir, il savait qu'à un moment ou à un autre, son corps allait protester, mais il avait espéré pouvoir tenir plus longtemps. Ses yeux se fermèrent lentement et il sombra dans un sommeil lourd et sans rêves.



...

« Wouah, quel visage. »
« Mais c'est un gosse ! »
« Attends, non, le Capitaine aurait pas fait ça ?! »
« Il a fait bien pire après tout ... »


Les hommes étaient penchés sur le corps toujours endormi de Bill, scrutant son visage, ses traits fins et sa peau laiteuse avec étonnement.

« Il a quel âge à votre avis ? »
« Je sais pas. Peut-être 17 ou 18 ans, mais pas plus. »
« Oui, quelque chose comme ça, il a vraiment l'air ... »
« Je peux savoir ce que vous faites ici ? »


Les quatre hommes se retournèrent d'un coup et écarquillèrent les yeux.

« R-rien Mon Capitaine ! »
« Non, rien du tout ! »
« Sortez d'ici et allez nettoyer le pont. »


Il ne fallut qu'un seul regard de la part du Capitaine pour convaincre ses hommes de se dépêcher de quitter la pièce alors que le reste de l'équipage s'attelaient déjà à leurs tâches quotidiennes. Tom se retourna vers le lit après avoir consciencieusement refermer la porte derrière ses hommes. Il était là, dormant paisiblement dans ses draps, son torse fin s'élevant au rythme lent de sa respiration. Le blond s'approcha et s'assit au bord du lit, se penchant lui aussi au-dessus de l'androgyne.

Ça avait été plus fort que lui. Une aussi belle chose ne pouvait pas rester sans propriétaire, et même si elle en avait déjà un, rien ne pouvait empêcher Tom de voler ce qui appartenait aux autres, parce qu'il aimait ça.

Il se redressa sans même le toucher et entreprit de se déshabiller, gardant uniquement son sous-vêtement avant de se glisser dans les draps, de l'autre côté du lit. Il avait pris l'habitude de laisser son bras droit s'occuper du navire la journée et lui, de gérer ses troupes la nuit, car c'était généralement pendant la nuit qu'il lançait les assauts. Et maintenant qu'il se couchait auprès du corps chaud et mince de Bill, les conversations sur le pont ne tournait qu'autour d'un seul sujet : le jeune garçon au visage de poupée que le Capitaine gardait dans sa cabine ...



...

Quand Bill ouvrit doucement les yeux à nouveau, le soir était déjà tombé et il mourrait de faim. Il se retourna dans le lit, refermant les yeux pour tenter de dormir un peu plus et de faire abstraction de son estomac vide. Le silence revint dans la pièce et il ne remarqua pas tout de suite cette source de chaleur qui lui semblait si naturelle dans son état de semi conscience. Il ne réagit pas non plus quand un regard intense et sombre se fixa sur lui, observant la peau pâle de sa gorge avec envie. C'est quand il ouvrit à nouveau les yeux et qu'il tomba dans un océan de désir débordant qu'il sembla se réveiller subitement. Bill recula et tomba du lit, haletant lourdement. Il ne réfléchit pas plus longtemps et attrapa sa chemise, passant ses bras et sa tête dedans tout en courant vers la porte qu'il laissa ouverte derrière lui.

« ANDREAS ! »

Il venait d'atteindre l'escalier menant au pont et allait gravir la première marche quand un grand homme blond se posta en haut de ceux-ci. Bill fit demi-tour dans l'espoir de pouvoir fuir de l'autre côté, mais quand il passa devant la porte de la cabine, le Capitaine en sortit et le força à reculer vers le grand homme blond. Bill haleta lourdement, tremblant comme un animal pris au piège. Le Capitaine ferma son pantalon avant d'attraper vivement le bras Bill, le lui tordant sans pitié tout en serrant sa gorge fine dans une de ses grandes mains.

« Je l'ai Andreas, merci. »

L'homme gravit l'escalier sans un mot alors que Bill fermait les yeux sous le coup de la peur.

« Ouvre les yeux. » Dit le blond en serrant un peu plus sa gorge.

Bill le fit, mais se débattit, tentant d'échapper vainement à son emprise. Le Capitaine résista, raffermissant sa prise et Bill couina, serrant ses longs doigts autour du poignet massif de l'homme qui le tenait.

« Je t'ai pourtant dis de ne pas sortir de la cabine. »

Il soulevait presque l'androgyne de terre et des larmes de terreur jaillirent de ses beaux grands yeux mordorés.

« La prochaine fois, tu m'écouteras. »

Il lâcha sa gorge et le traîna à nouveau dans la cabine, le jetant à terre et claquant la porte derrière eux. Bill ne ne se releva pas, trouvant plus judicieux de ne pas bouger et de ne rien dire, mais quand de grandes mains s'emparèrent de sa chemise et la lui déchirèrent, sa respiration se coupa. Est-ce que cet homme allait le ... ?

La violence qu'il utilisa pour la lui retirer le conforta dans l'idée que ça allait sûrement être le cas. Il recula contre le mur derrière lui, complètement affolé alors que l'homme avançait à grandes enjambées vers lui. Bill ferma les yeux et baissa la tête sur ses genoux, la protégeant de ses bras. Il se protégeait, il s'attendait à recevoir un coup, comme à Evaneos. Les hommes forts étaient tous comme ça non ?

Mais quand les seuls bruits qui persistèrent dans la pièce furent ses hoquets de peur, il osa relever la tête malgré ses tremblements. C'est à ce moment-là que l'homme agrippa ses jambes et le renversa sur le sol, lui retirant vivement son sous-vêtement avant d'attraper ses hanches. Il le jeta sur le lit et Bill se recroquevilla en couvrant à nouveau sa tête. Mais il ne se passa rien de plus. Le Capitaine ouvrit la petite fenêtre et jeta ses vêtements à la mer.

« Tu ne sortiras pas nu d'ici n'est-ce pas ? »

Sa voix fit remonter un frisson de peur et de dégoût tout le long de la colonne vertébrale de Bill, mais il ne releva pas la tête et ne bougea pas d'un poil. Le Capitaine s'empara d'une chemise, l'enfila et sortit de la pièce, claquant à nouveau la porte derrière lui.

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By Guess' ® & Cassouille 
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_____ Détresse, détresse, quand tu nous tiens ...



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Comments :

  • un-amour-sanglant

    07/03/2011

    O.O
    Il le laisse à poil dans la cabine ?!
    Pauvre Billou >.<
    Méchant Tomi...

  • A fond dans Bill et Tom

    15/12/2010

    OUra, mon internet est revenu !
    Je relis pour la deuxième fois cette histoire, et j'aime TOUJOURS autannnnt. **

  • tokiohotel57350

    09/10/2010

    woaowwwwwwww oO jvé voir la suiteeee sa minteresseeeeeeeeeeeee

  • Ga-t-pou-h

    27/04/2010

    C'est trop bon =D
    Désoler si je ne laisse pas de GRANDS commentaires, mais je n'aime pas interrompre ma lecture... Hihi

    Xx
    Gapou

  • Ascention--emotive

    22/04/2010

    Ouhouh, exaltant! .. enfin jme comprends! ^^p

  • andrew-love-jason

    03/04/2010

    c triste pour bill comme meme

  • FascinationxTomKxFiction

    18/02/2010

    Rien que ça, il se gêne pas le Capitaine Tom, dis-donc ! lol
    Voyons voir la suite =)

  • Unangexficxth

    18/02/2010

    Ouah mais Tom est un salopart dis donc...

    J'ai l'impression qu'il protège Bill mais en faisant le grand méchant.

  • Elfy

    15/02/2010

    Raaah quel mechant homme ce Tom! (J'arrete pas de faire des rimes ><)
    Interdire à ce pauvre Bill ses vetements est un act monstrueux! Quel monstre!
    Andreas m'a pas l'air d'etre un saint non plus..
    Mais qui est donc ce Bushido??

  • Mets-y-ton-doigt

    31/01/2010

    J'adore cette fiction !
    L'idée est tellement originale...et la fiction bien écrite *-*
    Wouaw. < 3

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