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... ... ... ... Chapitre 2 *****ChaPitre 2***** ... ... ... ... 03/01/2010

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Publication : 2O Janvier 2O1O

Trois jours passèrent sans que Bill ne sorte une seule fois de la cabine du capitaine. Étant toujours nu, il n'osait pas retourner dehors, surtout après ce qu'il s'était passé la première fois qu'il avait voulu déjouer les ordres de Tom. Heureusement qu'il ne faisait pas froid dans la pièce ...
Il ne quittait presque jamais le lit, de peur que quelqu'un n'entre et ne le voit dans le plus simple des appareils.
Les seules fois ou il s'autorisait à bouger, c'était pour courir s'enfermer dans la salle de bain, adjacente à la cabine. Il aimait beaucoup cette pièce. Elle était toute petite mais bien plus chaleureuse que la pseudo chambre qu'il occupait depuis bien trop longtemps à son goût.
Le bac de bain était propre, tout comme les toilettes, et le hublot qui était au-dessus de celles-ci lui permettait d'observer la mer. Au début, il trouvait ça marrant, et distrayant, mais bien vite, l'ennui avait refait face.
Alors voilà ce qu'il faisait de ses journées.Il dormait, se lavait et observait les flots incessants de la mer jusqu'à en avoir la nausée. La journée, le Capitaine dormait, et le soir, il partait sur le pont. Depuis la dernière altercation, ils n'avaient plus échangé aucune parole. Le tressé se contentait de se déshabiller et de se jeter sur le lit, sans lancer le moindre regard au jeune homme tremblant qui attendait qu'il s'endorme avec impatience. Aussi, une fois par jour, la veille homme venait lui apportait son bol de riz.

Comme à son habitude, il était assis sur le rebord du grand lit, alors que le capitaine, lui, était étalé de tout son long sur celui-ci depuis bientôt trois heures.
Bill n'en pouvait plus. Il lui fallait un plan, et vite. Mais, que faire, et surtout ou aller lorsque l'on est coincé sur le navire d'un pirate ? Il soupira une énième fois et sursauta vivement lorsque la porte de la cabine s'ouvrit, faisant apparaître à son seuil 2 hommes, dont un qu'il reconnut comme étant Andréas.

« Tom ! »

Celui-ci se réveilla et se redressa si vite qu'il fit glisser le pauvre brun du lit. Il s'écrasa au sol, et, comme à son habitude, se dépêcha de reculer et de se recroqueviller contre le mur du fond.

« Que se passe-t-il ?! »
« Nous sommes trop rapide. Notre navire est trop proche de la flotte anglaise, et si nous continuons de gagner de la vitesse, nous allons devoir les attaquer avant la nuit, ce qui serait un gros désavantage pour nous ... »
« Merde. Descends la première voile de moitié pour réduire notre vitesse. Et si cela ne suffit pas, ferme la entièrement. »
« Bien Capitaine. »


Andréas tourna les talons et repartit vers le pont, suivit du deuxième homme.
Bientôt, le silence prit place.

Bill tenta alors un petit coup d'½il vers Tom, et celui-ci se tourna rapidement vers le brun, sentant son regard sur lui.

« Quoi ?! » Demanda-t-il d'une voix brusque.

Bill prit son courage à deux mains et lança d'une voix tremblante :

« Je ... Je voulais savoir pourquoi vous m'aviez enlevé ... »
« C'est comme ça. »
Trancha le pirate.
« Mais je ne vous sert à rien ici ! Je passe mon temps à manger, dormir et m'ennuyer ... »
« Je suis simplement trop occupé en ce moment pour prêter attention à toi. Mais ne t'inquiète pas, bientôt, je pourrai entièrement me consacrer à toi ... »


Il éclata d'un rire gras, laissant entrevoir ses dents légèrement jaunies, puis, après avoir lancé un regard vicieux au plus jeune, il se recoucha et se rendormit presque aussitôt.

Le silence reprit alors place dans la cabine, seulement coupé de temps en temps par quelques ronflements.
Bill n'osait pas bouger. Toujours recroquevillé contre le mur du fond, il fixait sans ciller le visage endormit de Tom.
D'apparence physique, le tressé était assez impressionnant.
Il était grand, ses épaules et son torse étaient larges, et ses cuisses bien fermes. Seule la couleur de ses magnifiques yeux en amande semblait adoucir ce masque de fer qu'il ne quittait jamais.
Même s'il avait du mal à l'admettre, le jeune Bill le trouvait beau, et malgré ses breloques et ses vieux vêtements sales, son charme ne passait pas inaperçu. Il n'était là que depuis trois jours, mais il avait tant contemplé ce visage endormi qu'il le connaissait par c½ur. Vu que le capitaine dormait la journée et vivait la nuit, il pouvait se permettre à sa guise de le regarder. De toute manière, il n'avait rien d'autre à faire ...

Mais aujourd'hui, et surtout après les dernières paroles de Tom, le gamin trouvait soudainement ce visage bien moins mignon et inoffensif. Il le fixait désormais plus avec dégoût qu'intérêt.
Il avait très bien assimilé les paroles du pirate, et cela ne le rassurait guère. La perspective de devenir la putain d'un capitaine de pirate ne l'enchantait pas le moins du monde, et il comprit avec horreur que s'il ne parvenait pas à s'enfuir, il n'aurait aucune chance d'y échapper.

Mais en même temps, tenter une escapade d'un bateau remplit d'hommes sanguinaires, et qui de surcroît se trouvait sûrement au milieu de l'océan n'était pas une mince affaire...
Quelques minutes passèrent et Bill se rappela soudain des paroles d'Andréas. S'il avait bien compris, Tom et ses hommes comptaient lancer une attaque ce soir. Qui dit attaque dit bataille, et cette bande de pirates seraient sûrement très occupés au combat.
Ce sera peut-être sa seule et unique chance, et il ne la ratera pas. Après tout, qui ne tente rien à rien ...

Le jour céda rapidement sa place à la nuit, et Tom, après avoir enfilé ses habituels vêtements de fortunes, surplombé d'énormes bottes de cuir, s'était rendu sur le pont, où il avait réuni ses hommes. Tous vêtus de légères chemise et de pantalons de lin plus ou moins en bon état, ils portaient fièrement à leur ceinture plusieurs armes qui étaient principalement composées de pistolets, de sabres et de machettes légères et facilement maniables.
Bill, qui avait collé son oreille à la porte de la cabine, entendait de là les instructions et recommandations de Tom.

« Asbeth, la poudre est-elle en sécurité en cas de pluie ? »
« Oui Capitaine. »
« Bien. Barback, tu as vérifié les voiles et les boulets ? »
« Tout est prêt à l'emploi Monsieur. »
« Parfait. Andréas, éteins toutes les lumières du navire. Il faut nous rapprocher d'eux le plus discrètement possible. S'ils nous repèrent à plus de 100 mètres, nous risquons une contre-attaque. »


Il entendit les pas des pirates s'éloigner, et Tom reprit :

« Cette flotte est anglaise messieurs ! Et vous savez tous ce que ses hommes ont fait. Ils méritent châtiment ! »

Les pirates se mirent à siffler bruyamment, et Bill pu même en entendre certains cracher à terre.

« Alors, regagnez vos postes, hissez nos couleurs, et ne faites pas de quartiers !!! »

Cette fois-ci, ce sont carrément des cris qui retentirent, et l'androgyne déglutit difficilement. Malgré son envie de s'enfuir, cette histoire de combat ne l'enchantait guère.

Il n'eut pas le temps d'approfondir ses réflexions, que la porte à laquelle il était collé s'ouvrit brusquement, le projetant au sol, et laissant apparaître le bras droit du Capitaine : Andréas.

Celui-ci s'avança vers Bill, faisant claquer ses bottes contre le sol, puis posa ses mains sur ses hanches, en assénant Bill d'un regard hautain.

« Puis-je savoir ce qu'une vermine comme toi faisait collée à la porte ? »

Bill, qui était lamentablement étalé aux pieds du blond, baissa la tête et répondit d'une petite voix :

« Je suis désolé ... »

Andréas rigola froidement et s'agenouilla auprès du jeune captif. Il approcha son visage de celui de Bill et lui murmura :

« Tu es bien foutu tu sais ... »

Sortant sa langue, il lécha l'oreille du brun qui frissonna de dégoût. Andréas voulu approcher sa main des fesses du gamin, mais le bruit de deux grosses bottes frappant le sol l'en dissuada. Il colla rapidement sa bouche contre l'oreille du brun, et dit d'une voix pressée :

« Lorsque Tom aura fini de jouer avec toi, ce sera mon tour ... »

Ponctuant sa phrase d'un sourire vainqueur, il se releva et s'éloigna du corps de Bill, juste au moment où son capitaine fit son entrée.
Observant la scène, il fronça les sourcils et s'adressa à son bras droit d'une voix suspicieuse :

« Andréas ... Que fais-tu ici ? »
« Je suis venu éteindre les lumières Tom, comme tu me l'as demandé. »
« Hum hum. Et peux-tu m'expliquer pourquoi le gamin gît au sol, et tremble comme une feuille morte ? »
« Je n'en sais rien. Je l'ai trouvé comme ça lorsque je suis entré. Il a sûrement entendu ton discours, et a pris peur. »
« Sûrement oui ... Bon, sors maintenant, j'ai besoin de me détendre. »


Le blond quitta rapidement la pièce et après avoir refermé la porte derrière lui, Tom attrapa Bill par le bras, le releva et le posa doucement assis sur le bord du lit.
Il s'agenouilla alors devant lui et demanda d'une voix énervée :

« Bill ... Que t'as fait Andréas ? »
« Rien ... »
Souffla le jeune.
« Je n'aime pas les menteurs ! » Gronda le capitaine. « Dis-moi la vérité. »
« Il m'a fait des ... propositions indécentes. »


Un petit silence prit place, que Tom brisa finalement :

« Je m'en doutais. Mais tu n'as pas à avoir peur de lui. Il ne te fera rien sans mon accord. Alors, arrête donc de trembler ainsi. »
« Je n'ai pas seulement peur de lui capitaine, et vous le savez ... »


De grosses larmes perlèrent aux coins de ses yeux, et il renifla adorablement. Tom l'admira quelques secondes avant de reprendre :

« Ce n'est pas la peine d'essayer de me faire pitié gamin. Tu veux savoir pourquoi ? »
« ... »
« Parce que premièrement, de la pitié, je n'en ai pas. Et deuxièmement, tu es un bien trop joli morceau pour que je te laisse me glisser entre les doigts. »


Bill n'eut pas le temps de répliquer, que la porte s'ouvrit de nouveau.

« Capitaine, excusez-moi de vous interrompre, mais nous allons atteindre les 35 noeuds et il faudrait vraiment éteindre les lumières. Nous les aurons rattraper dans quelques minutes. »
« Je le fais de suite. Merci Falcon, tu peux repartir sur le pont. »


L'autre s'en alla rapidement, et Tom se retourna de nouveau vers le brun.

« Écoute gamin. Ce soir nous attaquons une flotte. C'est dangereux et je t'interdis de quitter cette pièce, tu m'entends ? »
« Oui Monsieur. Mais puis-je vous demander une faveur ? »
« Quoi ? »
Demanda l'autre d'une voix pressée.
« Je vous en prie, permettez-moi de m'habiller. Je ne supporte plus ma nudité ... »
« Soit. Fouille mon armoire personnelle et prends ce dont tu as besoin. Je dois partir. »


Il se leva, se dirigea vers la porte et l'ouvrit.
Sur le pas de celle-ci, il termina :

« Et surtout, en aucun cas tu ne dois allumer la lumière ... »

Puis il éteignit celle-ci et la porte claqua.

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By Guess' ® & Cassouille_____

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_____ Oh Mon Dieeeu, l'insoutenable suspense =D !
Laissez votre avis pour être prévenu :p

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... ... ... ... Chapitre 3 *****ChaPitre 3***** ... ... ... ... 06/01/2010

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Publication : 27 Janvier 2O1O

Ils s'étaient approchés comme des loups et avaient donné l'assaut sans crier gare. Les marins faisant la ronde de nuit avait hurlé une brève fois avant de se faire égorger sans pitié par les premiers pirates débarquant sur le bois vernis du paquebot anglais. Le bateau était plus grand, mais plus lourd et donc moins rapide que le Bloody Shark, c'était la seule chose qui avait permis aux pirates de rattraper le vaisseau.

Tom sauta pardessus la rambarde et posa une, puis deux lourdes bottes sur le bois, brandissant son sabre et balayant le pont calme d'un regard concentré. Ce ne fut qu'une question de secondes avant que tous ses hommes ne soient sur le pont et il ne leur fallut pas longtemps pour trouver les entrées menant aux calles et aux quartiers du capitaine de bord.

Rapides et silencieux, les hommes se faufilaient le long des couloirs étroits en brandissant de petites torches d'une main, un sabre ou un revolver chargé de l'autre. Très vite, peut-être même trop, les marins endormis furent égorgés ou abattu un par un et Tom trouva le capitaine dans sa cabine, sagement assis devant son bureau en train de vérifier l'itinéraire à emprunter. Il lui tira une balle dans la tête et l'homme n'eut même pas le temps de voir qui l'attaquait.

Ils se rendirent tous dans les calles pour récupérer un maximum de marchandise avant de faire disparaître le bateau, et avec lui, la preuve de leurs multiples meurtres. La seule chose qui leur échappa, fut une ombre qui enjamba rapidement les rambardes collées des deux bateaux pour passer sur le pont adverse, aussi rapide et invisible qu'un courant d'air ...

...

Bill était assis seul dans le noir. Il pouvait entendre des bruits de coups de feu et d'hommes courant sur le bois du bateau à côté du Bloody Shark. Il était terriblement nerveux.

Après avoir attrapé la première chose qui lui passait sous la main dans l'armoire de Tom -en l'occurrence, une chemise qui lui arrivait jusqu'à mi-cuisse-, il était retourné à tâtons vers le lit et n'en avait plus bougé, puis tous ces bruits avaient commencé. Il se dit que peut-être, l'équipage devait avoir quelques difficultés pour que le combat dure si longtemps, mais d'un autre côté, il ne connaissait rien en combat de pirate alors il secoua un peu la tête comme pour penser à autre chose.

Comme le Capitaine le lui avait interdit, il n'avait pas allumé la lumière une seule seconde et il était sur le point de s'endormir quand la porte de la cabine grinça en s'ouvrant. Bill fut pétrifié sur place, et ne se releva donc pas. D'où il était, il pouvait vaguement voir la porte ouverte et la noirceur du couloir, avant qu'une ombre ne se glisse dans la cabine en refermant la porte. Bill ne bougea pas, le c½ur battant. Pour se comporter ainsi, c'était sûrement un Anglais, pas un pirate. Tous étaient sur l'autre bateau pour tuer et récupérer la marchandise, tous, sauf le vieux pirate qu'il savait en train de garder le pont en veillant à ce que tout se passe bien, et ça, ce n'était pas la silhouette du vieil homme, pas du tout.

Bill cligna des yeux vers la silhouette qui s'approchait de la petite fenêtre, seule source de lumière dans la grande pièce et l'androgyne se redressa quand il vit son visage. Sa respiration se coupa, il l'avait déjà vu quelque part ...

Au moment où l'homme tourna la tête vers lui, de grands cris de satisfaction se firent entendre et des pas sur le pont les accompagnèrent, des pas lourds qui se ruèrent dans le couloir, passant devant la porte close de la cabine pour descendre dans les calles, des dizaines d'hommes passaient à côté de la porte sans l'ouvrir.

Bill respirait toujours mal, et le fait que l'homme s'approchait lentement de lui ne fit rien pour arranger les choses. Il recula contre la tête du lit alors que l'homme lui soufflait un long « Shh » d'apaisement, mais Bill se crispa un peu plus alors qu'il se postait devant le lit. Quand la lampe s'alluma, Bill fut presque soulagé, mais son corps tremblant de peur et d'appréhension ne laissa rien paraître. L'homme se retourna en dégainant son sabre, mais il n'eut pas le temps d'en faire plus : Tom arriva dans son dos avant qu'il ne se retourne complètement et l'égorgea en regardant Bill droit dans les yeux. Seul le bruit tranchant parvint à l'androgyne qui se couvrit rapidement le visage à l'aide de ses bras. Il osa, après quelques secondes, relever la tête, juste pour voir le corps à la gorge sanglante s'étaler aux pieds du lit. Ses yeux ne purent aller à la rencontre de ceux de Tom quand son regard se posa sur le lit taché de bordeaux. Il paniqua complètement quand il réalisa qu'il avait du sang sur les jambes. Il avait le sang d'un autre jusqu'à ses genoux nus. Ses doigts se crispèrent sur les draps alors qu'il haletait lourdement, l'adrénaline quittant lentement son corps.

« Est-ce qu'il t'a touché ? »

Bill secoua difficilement la tête dans un mouvement de négation et Tom ramassa le corps maintenant mort sans un mot de plus. Il ferma la porte derrière lui alors que Bill pouvait toujours entendre tous ses cris de bonheur qui lui donnait un peu plus envie de vomir à chaque seconde. Il se releva et courut dans la petite salle de bain ou il vomit dans les toilettes.

...

Une autre heure était passée et c'est un Bill tremblant que Tom retrouva dans sa cabine, frottant énergiquement le sol couvert de sang à l'aide d'une loque, pleurant silencieusement alors que ses mains s'acharnaient à effacer les traces du délit. Tom le releva d'une main ferme et le jeta dans le bac en bois de la salle de bain, mettant un tonneau d'eau à chauffer. La chemise qu'il lui avait empruntée était pleine de sang à l'avant, tout comme ses jambes qui en étaient recouvertes, Bill protégea sa tête de ses mains elles aussi bordeaux alors que Tom sortait de la pièce, enjambant le travail à moitié fini de l'androgyne.

« Asbeth ! » Cria-t-il dans le couloir.

L'homme fut devant lui en à peine quelques secondes, encore haletant de sa course.

« Oui Capitaine ? »
« Appelle Oukra pour qu'il vienne nettoyer et qu'il change les draps. »
« Tout de suite Capitaine. »


L'homme courut et Tom attendit que le vieil homme entre dans la pièce avant de se tourner vers la porte à moitié fermée de la salle de bain.

« Vous m'avez demandé. »

Tom hocha de la tête.

« Enlève le sang au sol et change les draps. Le gamin va devenir fou à voir ça. »

L'homme hocha de la tête et retira les draps du lit alors que le Capitaine entrait dans la petite salle de bain, fermant la porte derrière lui. Il déshabilla le corps toujours tremblant de l'androgyne qui n'eut même pas le réflexe de résister. Il se laissa faire avec une déconcertante passivité et Tom fronça les sourcils alors que l'eau commençait à fumer doucement dans le tonneau à côté d'eux. L'odeur du sel envahit la pièce alors que celui-ci s'échappait du liquide chaud et Tom ne tarda pas à plonger ses doigts dedans pour tester la température. Il versa l'eau chaude dans le bac et Bill se recroquevilla un peu plus, quelque peu réconforté de ne pas devoir effacé ça lui-même de son corps, des vêtements qu'il portait.

Tom le lava consciencieusement, sourcils froncés alors que le corps de Bill ne cessait de trembler malgré l'eau bien chaude.

« Est-ce que tu m'as menti quand je t'ai demandé s'il t'avait touché ? » Demanda suspicieusement le Capitaine tout en sentant les muscles des cuisses de Bill se tendre sous ses doigts.
« N-non ... » Bégaya-t-il faiblement.

Son corps trop mince ne remplissait même pas la moitié de la bassine et le Capitaine se dit qu'il venait de gaspiller un tonneau d'eau pour ce gosse. Il soupira et se releva.

« Sors et sèche-toi. J'arrive. »

Quand il entra dans la chambre, Oukra finissait de nettoyer le sang au sol, le lit avait été changé. Tom passa devant le vieil homme sans un mot, il ouvrit son armoire et en sortit une nouvelle chemise avant de retourner dans la salle de bain, refermant doucement la porte derrière lui. Il enfila la chemise à un Bill approximativement sec et toujours tremblant et le garçon se dirigeait vers la porte pour aller se coucher.

« N'y retourne pas encore. Oukra n'a pas fini de nettoyer. »

Bill recula, tête baissée avant de se poster en face de la petite fenêtre au-dessus des toilettes alors que Tom se déshabillait. Il lava rapidement le sang de ses mains, de son corps et de son esprit avant d'enfiler un nouveau sous-vêtement. Il ouvrit la porte et Oukra se posta à côté du lit.

« As-tu fini ? »
« Oui Capitaine. »


Tom hocha de la tête avant d'attraper les hanches de Bill et de le porter, serrant doucement son corps maigre et froid malgré le bain contre le sien, massif et chaud. Il le déposa sur le lit et le glissa sous les draps.

« Va chercher quelqu'un pour la bassine Oukra. »

L'homme quitta la pièce en quelques secondes et revint avec deux autres membres de l'équipage pour s'occuper de la bassine à présent presque froide. Quand tout fut fait, Tom ferma la porte de la cabine, se glissa entre les draps et éteignait la lampe sans un regard pour Bill. Il en avait déjà assez fait non ?

...

Quand Bill se réveilla le lendemain au alentour du zénith du soleil, c'est parce qu'Oukra venait de passer la porte avec le repas du Capitaine et le sien. L'homme déposa le tout à leurs pieds, sur les couvertures avant de lancer un pauvre sourire à Bill.

« Réveille-le, il faut qu'il mange et toi aussi. » Dit-il gentiment. « Beaucoup trop maigre ... » Maugréa-t-il en sortant.

Bill tourna la tête vers le Capitaine toujours endormi à côté de lui et une de ses mains frêles allait se poser sur son épaule pour le secouer quand l'homme attrapa son poignet d'une main forte.

« J'ai entendu. »

Il n'ouvrit pas les yeux et ne se redressa pas, cependant, il lâcha le poignet de l'androgyne qui se rua littéralement sur la nourriture. Pour une fois qu'il avait autre chose que du riz ... Le pain tartiné de beurre glissa contre sa langue et son palet avec délice alors qu'il était recroquevillé au bord du lit pour manger sans déranger le dreadeux.

« Capitaine. » Appela-t-il une fois qu'il eu fini.
« Mh. » Répondit l'homme en mangeant toujours.
« Ça s'est bien passé hier ? » Demanda-t-il timidement.

Tom avala puis se figea en tournant la tête vers l'androgyne. Est-ce qu'il venait vraiment de lui demander si ...

« Je veux dire, personne n'a été blessé ? » Ajouta-t-il. « Personne de cet équipage ? » Précisa-t-il rapidement après ça.

Dans ses beaux yeux mordorés, Tom pu voir qu'il savait que lui et ses hommes avaient décimé l'autre équipage en entier. Il cligna une fois des yeux.

« Non, ils vont tous bien. »

Bill hocha une fois de la tête avant de se recoucher dos à Tom, se roulant en une petite boule sous les draps.

« Où allons-nous maintenant ? »

L'androgyne savait que le bateau avait fait demi-tour et il espérait que peut-être, Tom allait le ramener à Evaneos. Peut-être que Bushido ne serrait pas si fâché que ça s'il rentrait maintenant ...

« À Tortugaa pour vendre la marchandise. Encore six jours de voyages. »

Il ne savait même pas pourquoi il répondait à ses questions.

« Bill. » Dit-il au bout d'un moment.
« Oui Capitaine. »
« Cette nuit, tu pourras aller une heure sur le pont. »


Bill se retourna d'un coup et le fixa une seconde, surpris, avant de baisser les yeux sur le matelas.

« Merci ... » Souffla-t-il doucement avant de se recoucher, face à lui cette fois-ci.

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By Guess' ® & Cassouille_____

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_____ Alors =) ?

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... ... ... ... Chapitre 4 *****ChaPitre 4***** ... ... ... ... 07/01/2010

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Publication : o3 Février 2O1O

Ils avaient dormi toute la journée, et c'est aux alentours de 2O heures que Tom s'habilla pour quitter la cabine, non sans avoir lancé un dernier regard discret sur le brun, toujours emmitouflé dans les draps.

Une demi-heure plus tard, Bill émergea à son tour et remarqua directement l'absence du capitaine. Il allait lascivement se recoucher sur le dos lorsqu'il se rappela les paroles de Tom. Il avait le droit à une heure de liberté et il comptait bien en profiter. Il se leva donc, étirant ses muscles encore engourdis, puis se dirigea vers l'armoire du tressé, là où il avait soigneusement plié la chemise qu'il lui avait empruntée. Il remarqua aussi une paire de botte qui traînait dans le fond et la sortit. Il allait refermer le meuble lorsqu'il se rappela du nombre impressionnant d'hommes qui devaient traîner sur le pont. Il hésita quelques secondes, mais fini par ouvrir le tiroir des sous-vêtements et y tira un sous-vêtement noir qu'il enfila aussitôt. Après tout, Tom ne le remarquerait même pas...

Il retourna s'asseoir sur le bord du lit, enfila les grandes bottes et se dirigea enfin vers la sortie ...
Aussitôt qu'il eut ouvert la porte, un léger vent s'infiltra dans ses longs cheveux ébène, ce qui lui tira un soupir de bien être. Il s'avança doucement, montant les quelques marches qui le séparaient du pont, et s'arrêta en haut de celles-ci. La nuit était tombée depuis peu, et il pouvait voir de là les rayons de la lune frapper l'eau paisible qui les entourait.
Il fit un pas de plus, s'exposant ainsi aux autres,et aussitôt, tous les regards se tournèrent vers lui. Gêné, il baissa la tête, remarquant que son arrivé avait induit le bateau dans un silence de plomb.

Il tenta de paraître naturel et s'avança aux bords du bateau, ou il y posa lentement sa main. Les autres hommes continuaient de le mater sans retenue, dont un, qui était aux commandes du navire.

Tom fixait avec admiration cette superbe créature, dont les cheveux voletaient presque magiquement autour de sa tête. Il était de profil à lui, et le tressé pu regarder avec adoration ses mollets moulés à la perfection dans de grandes bottes qui lui appartenaient. Il se délecta de la peau ferme et fine de ses cuisses qui n'étaient pas habillées, puisque la chemise, malgré sa longueur, ne cachait pas entièrement ses jambes imberbes qui semblaient étonnamment douces. Il remonta ses yeux le long du dos légèrement cambré du brun, jusqu'à son épaule dénudée, du à la grandeur du vêtement.

Le jeune androgyne bougea doucement sa jambe gauche, la plaçant un peu plus devant l'autre, écartant ainsi ses cuisses l'une de l'autre de plusieurs centimètres, et rien qu'en pensant à ce qu'il cachait en dessous de cette chemise, le capitaine cru défaillir. Sans remarquer le regard brûlant de Tom sur lui, Bill passa innocemment sa langue le long de ses lèvres, humidifiant sa peau sèche et sursauta fortement lorsque deux bras vinrent entourer sa taille avec force. Il se retourna brusquement et se retrouva nez à nez avec le tressé. Hoquetant de peur face à ses yeux noirs de désirs, il recula, mais son dos frappa avec force le bord du bateau, et il faillit tomber en arrière. Heureusement pour lui, les puissants bras du capitaine lui firent retrouver son équilibre.

« Vous m'avez fait peur. » Dit il d'une voix tremblante.
« Suis-je si effrayant que ça ? » Demanda l'autre, amusé de voir la gêne apparaître sur les joues du brun.
« Je ... Non ... »

Bill lui lança un sourire crispé et posa ses deux mains à plat sur le torse de Tom, pour se défaire de son étreinte, mais celui-ci l'en empêcha en le collant contre la barre derrière lui.

« Tu souhaites aller quelque part peut-être ? »
« Je ... Je voulais me dégourdir un peux les jambes ... »
« Mais je ne t'ai pas encore autorisé à faire cela il me semble. »


Bill baissa la tête. Décidément, il n'était pas près a réussir à se défaire de la ténacité de cet homme.
Il retenta de s'échapper de cette étreinte forcée, mais le tressé, perdant sa patience, lui donna un grand coup de bassin qui enfonça encore plus le bas de son dos contre la barre.

« Arrêtez ça, vous me faites mal ! »
« Et alors ? »
Lui murmura l'autre à l'oreille.

Bill lui lança un regard noir, et pour ce manque de respect, Tom recommença à lui donner un coup, lui tirant un gémissement de douleur.

« Mais pourquoi me faites vous cela ? » Murmura le jeune homme, les larmes aux yeux.
« Ça m'amuse ... »
« Je ne suis pas un objet ! »
« Oh mais la différence n'est pas bien grande tu sais ... Tout ce que je vole est à moi. Je t'ai volé, alors ... Tu es à moi. »


Sa voix, froide est tranchante, ne fit que renforcer la peur du gamin, alors que la peau de son dos désormais écorchée, lui lançait des pics douloureux. Il décida de ne pas répondre à Tom, ne voulant pas s'humilier un peu plus. Alors, il se contenta de baisser la tête, sur laquelle le capitaine administra une caresse.

« C'est bien, bon chien chien. »

Il rigola tout seul à sa blague, alors que plusieurs perles salées franchir les vannes de Bill, et l'autre fini par poser sa bouche humide sur l'oreille du brun, en lui murmurant quelques mots des moins rassurants :

« Mes hommes se débrouillent bien, et c'est le calme plat ce soir. Je pense pouvoir me libérer dans deux petites heures. Alors, ne t'inquiète pas petite chose, nous aurons tout notre temps pour faire connaissance, ce soir ... »

Il lui lança un dernier sourire vicieux, puis repartit d'une démarche tranquille. Bill se recroquevilla sur lui-même, et fini par s'asseoir contre la barre, faisant disparaître son ombre aux yeux des autres pirates.

Tout en pleurant, il essaya de comprendre pourquoi Tom avait était si méchant avec lui. Il n'avait strictement rien fait de mal, et d'habitude, bien que distant, le capitaine n'était pas si méchant avec lui. Il se contentait de royalement l'ignorait, ce qui ne dérangeait pas du tout Bill.
Une main se posa alors sur son épaule. Complètement effrayé, il enfonça brutalement son visage entre ses cuisses et retint difficilement sa respiration devenue haletante.

« Hé, » Fit une voix douce qu'il ne connaissait pas. « Calme toi, je ne te veux aucun mal ... »

Le jeune garçon releva doucement la tête et ses yeux rencontrèrent deux pupilles vertes émeraudes brillantes dans la noirceur de la nuit. Il détailla l'homme assis en face de lui et remarqua directement, que, vu les traits de son visage, il ne devait pas être beaucoup plus âgé que lui. Sa peau était extrêmement pale, presque aussi blanche que la couleur de la lune, et ses cheveux blonds mi-longs établissaient un vrai champ de bataille sur sa tête. Son nez fin était parsemé de quelques taches de rousseur et ses lèvres étaient rouges comme le sang.

« Je m'appelle Axel. » Murmura l'autre timidement, sous le regard perçant du brun. « J'ai cru voir que tu pleurais ... Alors je suis venu te voir. Tu t'appelles comment, toi ? »
« Heu ... Bill. »
« Enchanté Bill. »
Répondit l'autre d'une voix soulagée que sa réponse ne soit pas restée en suspend.
« Que me veux tu ? » Demande l'androgyne d'une voix hésitante.
« Ben ... Rien de spécial ... Je voulais savoir pourquoi ça n'allait pas, mais je pense déjà connaître la réponse. J'ai vu la scène avec Tom du haut de mon perchoir. »
« Ho ... »
« Est-ce vrai ? »
« Quoi donc ? »
« Que .. que tu es le nouvel esclave de Tom. »
« Je n'en sais pas plus que toi ... Je ne suis la que depuis quatre jours, et il ne parle presque jamais. Mais je suppose que c'est vrai, oui ... »
« Mais, tu viens d'où ? »
« D' Evaneos, répondit le brun d'un sourire nostalgique. J'appartenais à un pirate là bas. »
« Oh ... Au moins, se ne sera pas ta première fois. »
« Comment ça ? Oh mais ! Je ne couchais pas avec lui ! »
Rougit Bill. « Je dansais et chantais pour lui et ses hommes. Je l'habillais aussi, et je faisais son ménage. Bushido est un pirate assez flemmard, il ne partait pas souvent en mer ... »
« Ah d'accord, je vois. »
« Et toi, ça fait longtemps que tu es sur ce navire ? »
« Je travaille pour Monsieur Tom depuis presque deux ans. Tu sais, même s'il fait peur dans sa façon d'être, ce n'est pas quelqu'un de mauvais. Il m'a sauvé la vie ... Moi je vivais à Tortugaa, j'étais simple serveur dans un bar là-bas. Un jour, je me suis fait attaquer par plusieurs hommes saouls dans une sombre ruelle, et Tom m'a défendu. »
« Alors, tu es venu ici ... »
« Oh, je n'ai pas eu le choix ... Une fois qu'il m'a aidé, Tom m'a proposé un verre à bord du Bloody Shark, qui était à quelques pas, au port. Moi, j'étais complètement sonné, alors j'ai accepté. Une fois ici, il m'a fait beaucoup boire, et m'a fait signer un papier certifiant que désormais je travaillais pour lui, et ce jusqu'à la fin de mes jours. »
« Mais ! Pourquoi ne t'es tu pas enfui ?! »
« Je ne pouvais pas ... Il ne faut jamais faire de pacte avec un pirate ... »


Bill allait répliquer lorsqu'une voix tonitruante retentit.

« Axel, espèce de sac à puce, retourne donc astiquer le sol ! » Cria Andréas.
« Oui monsieur ... »

Axel se releva, tendit une main à Bill, et une fois debout, le blond se dépêcha de lui murmurer quelques mots :

« Je suis content d'avoir fait ta connaissance Bill. J'espère que nous nous reverrons demain soir ... »

Il lui sourit de manière réconfortante, puis disparut dans la noirceur de la nuit.
Le jeune brun croisa alors le regard du bras droit du capitaine, et se décida de rentrer à la cabine. Une fois à l'intérieur, il retira ses bottes et sa chemise, et s'allongea sous les draps. Tout en souriant niaisement, il repensa à sa rencontre avec Axel. Il s'était fait un ami.

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By Guess' ® & Cassouille_____

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_____ Alors ? =) J'espère que ce chapitre vous plaît :)

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... ... ... ... Chapitre 5 *****ChaPitre 5***** ... ... ... ... 10/01/2010

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Publication : 1O Février 2O1O
Warning : NonCon/Rape (NCS)

Il resta un certain temps à rêvasser sous les draps, espérant bientôt retrouver la paisible vie qu'il menait aux côtés de Bushido, mais sa petite bulle de pensées heureuses éclata quand le bas de son dos le lança à nouveau. Il devait désinfecter les écorchures.

Il soupira et se leva de sous les draps, se dirigeant vers la petite salle de bain sans grand enthousiasme. Il ferma la porte derrière lui et attrapa un tissu dont il mouilla une petite partie avant de désinfecter sa peau, le sous-vêtement baissé jusqu'à la limite de ses fesses. Heureusement qu'il n'y avait pas de bois dans les petites plaies, la chemise l'avait évité. Il pensa qu'il devrait d'ailleurs vérifier si elle n'était pas abîmée.

« Mm, intéressent ... »

Bill sursauta et laissa tomber le linge au sol en relevant la tête vers la porte qu'il pensait pourtant avoir fermée. Le Capitaine était là, appuyé contre le haut du chambranle à l'aide de son avant-bras. Bill releva le sous-vêtement et se baissa pour ramasser le bout de tissu alors qu'il entrait dans la pièce. Son corps tremblait alors qu'il réalisa qu'il était à moitié nu en face de cet homme qui lui avait promis qu'ils allaient ... faire connaissance ce soir ...

Bill déglutit et baissa les yeux alors que l'homme se postait juste devant lui.

« Ce n'est pas infecté. » Constata-t-il en tournant Bill sur le côté pour pouvoir voir les écorchures.
« N-non, je ... Non, j'ai nettoyé. Je vais vous laisser vous laver. »

Le tressé n'eut pas le temps d'en dire plus que l'androgyne était déjà dans la chambre. Il se redressa un peu et le toisa quelques secondes avant de se diriger vers le petit bac duquel Bill avait pris de l'eau pour mouiller le linge. Tom se servit du même linge pour se débarbouiller et rien qu'à l'idée que le bout de tissu avait touché le corps superbe de Bill, son sexe durcit.

Quand il entra dans la pièce, celle-ci était sombre. Bill avait éteint toutes les lampes dans l'espoir que Tom ne l'importunerai pas, qu'il oublierai ses envies vulgaires et qu'il se coucherai à côté de lui, comme il le faisait depuis le jour où il l'avait enlevé à Bushido. Bushido. Qu'il avait été bon avec lui par rapport au capitaine du Bloody Shark ... Il se recroquevilla un peu plus sous les draps en entendant des pas lourds dans la pièce, des pas lourds se dirigeant vers l'autre côté du lit. Son c½ur se mit à battre la chamade et il ferma fort les yeux, empêchant toute partie de son corps de bouger alors que le matelas s'affaissait. Bientôt, une grande main se posa sur sa hanche pour le faire tourner, il résista un peu, mais quand la main insista, il céda et se retrouva face au Capitaine dont le regard était empli de luxure, de péchés trop graves pour êtres rachetés et d'envie, de désir à l'état brut. Bill cligna des yeux et ne bougea pas pendant une seconde, mais quand l'homme se baissa sur lui pour l'embrasser, il tourna la tête sur le côté, évitant le pire. S'il avait su ...

Tom attrapa son menton sans ménagement et lui tourna la tête de son côté. À peine une seconde plus tard, leurs lèvres étaient jointes et le tressé poussait sa langue contre ses lèvres. Bill n'hésita pas à le repousser de ses bras et il tourna dos à lui pour quitter le lit, mais le Capitaine passa un bras autour de ses hanches et le retint fermement contre le matelas, se collant à lui en ondulant doucement. Des frissons de dégoût et de peur remontèrent le long de sa colonne vertébrale et il se cambra, tendant les bras vers le bord du lit pour s'y retenir et tirer pour échapper à l'étreinte de l'homme installé dans son dos. Quand il continua à se frotter contre lui, mais un peu plus fort, les larmes montèrent aux yeux de Bill et la seule solution qui lui vint en tête fut de supplier.

« S-s'il vous plaît ... s'il vous plaît, non ... Je ... Je ne ... »
« Tu quoi ? »
Répondit Tom en lâchant un souffla chaud sur son oreille avant de la lécher.
« Je ne l'ai ... jamais fait ! » Sanglota Bill en arrêtant de se débattre.

L'homme continua de déposer des baisers un peu partout sur son oreille et dans sa nuque.

« He bien, il faut bien une première fois à tout, non ? »

Sa main se fit plus baladeuse et se mit à caresser son ventre du bout des doigts.

« Je ... Non, je ... Je ne veux pas le faire a-avec vous ... »

La mâchoire de Tom se crispa et ses yeux se plissèrent.

« Je ne t'ai pas demandé ton avis Bill. »

D'un coup, Bill fut sur le dos et l'autre homme entre ses jambes, il ne su pas vraiment comment c'était arrivé, mais maintenant, il était en position d'infériorité, et ça ne lui plaisait pas du tout, sauf qu'il avait peur aussi. Tom attrapa ses bras et les plaça au-dessus de sa tête, appuyant quelques secondes sur ses poignets tout en se baissant sur lui.

« Si tu es bien sage, je ne t'attache pas, c'est à toi de voir. »

Bill trembla et ses cuisses firent un mouvement pour se refermer, Tom les retint et les colla à ses hanches.

« Là, et si elles bougent encore une seule fois pour se refermer, je ferais bien pire que t'attacher. Et arrête de pleurer. »

Bill posa ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de sangloter, mais de grosses larmes dévalaient à présent ses tempes. Il voyait un peu flou et c'était mieux ainsi, ce n'était pas comme s'il voulait voir le visage de l'homme en train de lui voler sa première fois. Ce n'était pas comme s'il voulait voir le visage de cet homme en pleine jouissance, ça, sûrement pas.
Ses cuisses fines tremblaient contre les hanches de Tom quand ce dernier lui retira son sous-vêtement, Bill avait peur, vraiment, mais il ne pouvait pas bouger, il ne voulait pas se faire attacher et frapper ou pire. Peut-être que s'il ne bougeait pas, ce serait vite fini et il ne recommencerait plus jamais. Quels beaux espoirs ...

Ses yeux se fermèrent et il tenta d'arrêter de pleurer alors que le bout de tissu noir quittait ses chevilles, Tom parcourut ses jambes imberbes du bout des doigts avant d'agripper le haut de ses cuisses pour l'amener plus près de lui. Il se pencha au-dessus de lui, les yeux apeurés de Bill le suivant sans relâche alors qu'une de ses mains alla retirer les siennes, qui se trouvaient toujours sur sa bouche alors qu'il ne pleurait plus. Il le laissa faire, la peur des coups et de la violence s'insinuant sournoisement en lui. Tom se pencha et posa doucement ses lèvres sur les siennes, leurs regards se fixant intensément. Bill ne répondit pas au baiser, pas même quand le tressé réussi à forcer ses lèvres et ses dents à s'ouvrir pour glisser sa langue dans sa bouche, il ne répondit pas, il ne lui rendit pas ce baiser dont il ne voulait pas.

« Bien. Si c'est comme ça ... »

Il cracha plusieurs fois dans sa main avant de la glisser vers son sexe dressé, fixant toujours Bill droit dans les yeux en enduisant son sexe –qui à cet instant, sembla énorme à Bill- de sa salive. Bill compris que le moment était proche et tenta de se redresser.

« Non. Tu ne bouges pas. »

Son pauvre c½ur battait la chamade, il avait peur, si peur. Et quand Tom se baissa sur lui et qu'il pu sentir son sexe contre l'endroit le plus intime de son corps, il trembla et se mordit la lèvre pour ne pas sangloter à nouveau. Le tressé glissa sa tête dans son cou et écarta ses fesses avant de pousser en lui, d'un long mouvement qui déchira Bill de l'intérieur un peu plus à chaque centimètre. Il se cambra par intermittence, haletant en arrachant presque les draps du lit. Ses dents grincèrent avant qu'il n'ouvre la bouche dans un cri silencieux et Tom en profita pour glisser sa langue dans sa bouche, tirant encore un peu plus ses hanches vers lui. Bill laissa quelques souffles tremblotants lui échapper, fixant le plafond alors que le tressé se redressait. Il se disait que hier soir, il aurait juste dû se jeter par-dessus la rambarde, sans se poser de question. Mais il n'aurait pas connu Axel et il n'aurait pas ...

« Ngh. »

Un gros sanglot lui échappa quand Tom commença à bouger en lui, une moue d'extase sur le visage. Il était silencieux, pas un soupire, pas un gémissement et pourtant, il avait vraiment l'air d'avoir du plaisir. Ses yeux étaient fermés et ses mains serraient doucement les hanches de Bill alors que son sexe entrait et sortait de lui à une allure lente, mais tellement douloureuse. Pris dans son admiration du pirate beau, mais cruel, ses muscles se détendirent légèrement et Tom haleta et baissa la tête, plongeant son regard dans le sien en posant ses deux mains au-dessus de ses épaules, bloquant son corps contre le sien. Un rythme plus rapide et profond, mais tout aussi douloureux pour Bill, si pas plus, s'instaura et Tom se baissa sur lui, posant sa front sur le sien et frottant son sexe contre celui légèrement tendu de Bill, il n'était même pas excité, il avait juste peur.

Quand le rythme se fit plus poignant, plus dur, l'androgyne se retrouva avec les mains dans le dos de l'homme au-dessus de lui sans vraiment savoir comment, serrant et griffant la peau pour se soulager de l'horrible douleur qui l'habitait. Ses cuisses étaient serrées tout autour de lui et ses larmes coulaient toujours, mais maintenant, elles disparaissaient le long de l'épaule musclée de l'homme. Quand finalement, le rythme se fit désordonné et que Tom commença à émettre quelques souffles de satisfaction, Bill bougea un peu le bassin, ça faisait encore plus mal, mais s'il le faisait, Tom aurait bientôt fini et après ça, il le laisserai tranquille. Il ne fallut que quelques autres mouvements avant que Tom ne passe un bras dans le bas de son dos alors que le poids du haut de son corps maintenait les épaules de l'androgyne contre le matelas, le cambrant fort et jouissant dans son corps alors que les muscles de Bill se refermaient impitoyablement autour de lui, prolongeant son orgasme et son séjour dans le corps du jeune homme sous lui.

Quand il se redressa enfin, pantelant et satisfait, le corps de Bill tremblait toujours et il lui caressa brièvement les côtes et les hanches avant de se retirer, se laissant ensuite tomber à côté de lui sur le matelas. Bill ne bougea pas tout de suite, la main recouvrant ses yeux rougis et toujours humides ne se retira pas tout de suite non plus, mais quand il bougea, il s'assit sur le bord du lit et se dirigea vers la salle de bain, le regard du capitaine lui vrillant le dos. Il entra dans la petite pièce et attrapa la linge qui gisait sur le petit tabouret, il le mouilla et approcha une main tremblante de ses fesses. Il les écarta et glissa le linge entre, essuyant son intimité distendue avec douceur et prévenance, puis il humidifia à nouveau le linge et le passa à l'intérieur de ses cuisses et sur ses hanches, à nouveau sur le bas de son dos. L'eau froide et le silence lui faisaient du bien et quand il mouilla une nouvelle fois le linge pour le passer sur son visage, du sang se dispersa dans la petite bassine. D'autres larmes roulèrent le long de ses joues pâles, mais il resta silencieux, essorant consciencieusement le linge avant de la passer sur ses joues rouges, ses lèvres gonflées et abîmées par les morsures et sur ses yeux un peu bouffis. Une fois ceci fait, il rinça sa nuque qu'il savait pleine de salive avant d'étendre le tissu sur le tabouret pour qu'il sèche. Ses jambes tremblantes et douloureuses le menèrent jusqu'au lit où il s'assit précautionneusement avant de se coucher sur le flanc, dos au Capitaine qui ne dormait toujours pas, il le savait. Aucun mot ne fut échangé et Bill finit par réussir à se détendre pour dormir, la douleur et la peur l'en ayant empêché pendant presque une heure.

Le jeune homme chassa la main qui se posa sur sa hanche un certain temps plus tard et il fut heureux de ne rien sentir d'autre venir l'importuner jusqu'au moment où deux mains tirèrent ses hanches en arrière. Il se propulsa en avant et faillit tomber du lit, mais les deux mêmes mains le rattrapèrent et le collèrent au corps auquel elles appartenaient. Bill pu sentir un c½ur battre dans son dos, sous la peau chaude d'un torse musclé. Il se résigna et laissa son bassin nu contre le sien, mais se roula en boule pour que rien d'autre ne touche ce corps superbe qu'il détestait pour ce qu'il lui avait fait. L'homme ne protesta pas, il se baissa et se colla à son dos, comme si Bill ne l'avait pas rejeté. L'androgyne trembla alors qu'un bras passa au-dessus de ses côtes, allant caresser son ventre quelques secondes avant de se poser non loin de son visage. Bill avait l'impression d'être dans une cage, mais épuisé, il finit par s'endormir.

...

Quand il se réveilla le lendemain fin d'après-midi, il avait le nez et le front contre le torse du capitaine. Il pouvait sentir un de ses grands bras dans son dos et leurs jambes étaient mêlées. Il ne bougea pas pendant un certain temps, essayant de définir si l'homme était réveillé ou pas. Un long souffle s'échappa du corps contre le sien et il pu sentir des doigts jouer dans ses dreads, il ferma les yeux et ne bougea pas. Il était réveillé.
La porte s'ouvrit.

« Bonjour Mon Capitaine. »
« Bonjour Oukra. Pose le plateau sur le bureau. »


L'homme s'exécuta et sortit de la pièce sans un mot de plus, refermant doucement la porte derrière lui.

« Alors ? » Entendit-on chuchoter.

Axel était dans le couloir, attendant qu'Oukra sorte de la cabine pour avoir des nouvelles de son nouvel ami. Le vieil homme baissa la tête, la secoua et soupira.

« Il l'a fait. »

Axel avait entendu des bruits pendant la nuit, une voix forte et profonde et des sanglots, puis plus rien, des froissements de draps, des souffles, une claque peut-être. Rien de bien concret, mais il avait demandé à Oukra de lui confirmer que Bill allait bien, sauf qu'il n'avait pas pu le faire. Pas après avoir vu le corps du capitaine presque enroulé autour de celui du gamin, pas après avoir vu le linge taché de sang sur le tabouret de la salle de bain.

...

Bill fit semblant de dormir jusqu'à ce que Tom se lève et parte. Il n'était pas question qu'il lui parle pour encore le menacer. Rien que penser à le voir lui faisait remonter des frissons de dégoût tout le long du dos, alors devoir lui répondre s'il lui parlait ...
Il se lava sommairement et changea de sous-vêtement et de chemise en se demanda s'il avait le droit de monter sur le pont ou non. La nuit commençait à tomber et il avait besoin d'air frais, le vent sur sa peau lui avait toujours fait du bien et là, tout de suite, il en avait vraiment envie. Il se mordit la lève, il ne valait mieux pas sortir, parce que si le Capitaine avait décidé que ce n'était bon que pour un soir ... Bill devait être prudent, il ne voulait plus endurer ce qu'il avait subi hier, plus jamais.

...

Après qu'il eut fini de manger, Oukra était venu le chercher pour lui dire que le Capitaine l'autorisait à monter sur le pont. Bill avait enfilé les lourdes bottes et avait docilement suivi le vieil homme qui dans le couloir, lui avait fait un sourire triste avant de lui dire qu'Axel s'était inquiété pour lui. Il avait simplement hoché de la tête avant de continuer silencieusement son chemin, s'exposant bien vite aux autres hommes. Il ne fit attention à aucun d'eux, Axel n'était pas là, il ne savait même pas où il était. Peut-être qu'avec un peu de chance, il pourrait le voir avant de devoir retourner dans la cabine. Il avança jusqu'à l'avant du grand bateau et laissa le vent lui caresser doucement la peau, fermant les yeux et s'appuyant lourdement contre la rambarde, ses jambes et ses fesses lui faisaient encore mal, pour le moment, c'était debout ou couché, assis n'était plus une option. Il s'entoura de ses bras quand il sentit une présence derrière lui, ça ne pouvait être que Tom, qui d'autre ? Axel n'était pas là et personne d'autre ne l'avait approché à part Oukra et Andreas. Au souvenir de leur première rencontre, son corps frissonna, Tom se colla à lui et passa ses bras autour de lui sans un mot. Bill ne dit rien. Il ne voulait plus le voir ou lui parler et ce n'était pas un moment de tendresse qui allait faire la différence, ça, non. Une petite larme s'échappa et il la chassa d'un revers de la main. Ce soir-là, Tom ne le lâcha pas et il ne vit pas Axel.

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By Guess' ® & Cassouille_____

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_____ Ahlala, la vie est dure n'est-ce pas =/ ...
Et pour être prévenu de la suite => *
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... ... ... ... Chapitre 6 *****ChaPitre 6***** ... ... ... ... 10/01/2010

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Publication : 17 Février 2O1O

Les jours qui passaient se constituaient de la même routine, au grand désespoir de Bill. Il ne se réveillait que sur le coup de onze heures, veillant à soigneusement éviter le capitaine. Il se lavait sommairement et ne sortait de la petite salle de bain qu'après avoir entendu à travers le bois de la porte de la salle de bain la respiration lente de Tom. Le soir, il continuait de se rendre sur le port, habitué aux sifflements des autres pirates, mais déçu de constater à chaque fois que son ami Axel manquait à l'appel.

Quant aux nuits qu'il passait aux cotés du Capitaine, elles se firent à chaque fois calmes, celui-ci ne s'étant apparemment pas décidé à le retoucher. Peut-être ne me touchera-t-il plus jamais, pensa Bill avec espoir.

Cela faisait six jours qu'il s'était fait violer par cet odieux personnage, et les images du crime ne cessèrent de le tourmenter. Étant un jeune garçon sensible, il avait rêvé d'une première fois digne de ce nom. Mais tous ces beaux projets d'amour et de sincérité s'étaient brutalement envolés. Sa vie n'avait jamais été paisible, et il se demandait souvent pourquoi les dieux l'avaient envoyé sur cette terre abjecte.

Né de deux pauvres parents paysans dans les campagnes d'Evaneos, il avait été vendu à des bourgeois à l'âge de quatre ans pour quelques maudites pièces d'or. Le jeune couple qui l'avait acheté ne pouvait pas concevoir, et il avait entendu parler d'un magnifique petit enfant vivant au fin fond des terres. Là-bas, il ne fut pas très difficile de convaincre les parents du jeune garçon. Bill se vit donc ramené sur la ville, et passa trois années heureux dans sa nouvelle famille, où il ne manqua de rien. Malheureusement, il se fit enlever par une bande de brigands à l'âge de sept ans, et c'est là que commença son calvaire. Il fut échangé à un sommelier contre quelques bouteilles, et lui servit d'esclave durant deux longues années. Puis, lorsque celui-ci fit faillite, il précipita le jeune brun sur les estrades d' Evaneos, où les enchères tirèrent de lui un bon prix. Il passa alors de main en main pendant plus de cinq années, jusqu'à ce qu'il se fasse remarquer par Bushido, un pirate plutôt connu sur l'île pour le poile qu'il avait dans la main, et les bourses qu'il avait dans les poches.

Bushido avait alors acquis Bill pour une bouchée de pain, et l'avait amené à ses hommes pour leur offrir une distraction. Bien conscient de sa beauté, il attendait avec impatience sa majorité, pour enfin pouvoir profiter pleinement de ses atouts. Il aurait pu utiliser la force, mais il n'était pas un violeur d'enfant. De femmes oui, mais pas d'enfants.
Continuant donc sa vie près de ses hommes, il s'était finalement habitué. Et voilà, trois ans plus tard, alors qu'il trouvait peu à peu son équilibre et son bonheur, Tom arrivait pour tout gâcher ...

Tom ... Ce personnage vil et perfide qui lui avait arraché de force la chose qu'il gardait précieusement depuis des années. Depuis qu'il avait acquis un corps d'homme, il avait dû se battre et ruser pour éviter d'être touché de trop près. Mais voilà, le tressé l'avait voulu, le tressé l'avait eu ...

Il soupira faiblement et tourna le regard vers le bas de la porte. La lumière n'y filtrait plus, la nuit devait donc être tombée.
En effet, quelques minutes plus tard, Tom s'éveilla et Bill sauta du lit pour s'asseoir dans le coin le plus sombre de la pièce. Sans faire attention à cette attitude habituelle, le pirate enfila sa tunique et ses bottes, puis se rendit à l'extérieur où il rejoignit ses hommes.

Une heure plus tard, le jeune homme brun se prépara à son tour, et sortit pour se rendre sur le pont. Comme à son habitude, il scruta les environs et vit avec étonnement son ami. Il logea un large sourire sur ses lèvres et fit un grand geste de la main vers lui. Mais la réaction d' Axel fut assez surprenante. Il lui lança un regard noir, secoua négativement la tête puis lui tourna le dos.
Complètement dépité, Bill baissa les yeux et contempla le bout de ses bottes, les larmes aux yeux. Il avait offert sa confiance au blond. Il s'était trompé ...
Ne voulant pas pleurer devant les autres qui observaient ses moindres faits et gestes, il repartit dans la cabine. Il se débarrassa de ses bottes et s'écroula sur le lit, en sanglotant silencieusement.

Lorsque la porte grinça, il se coucha dos à celle-ci, en enfouissant son visage trempé de larmes dans ses mains. Derrière lui, le capitaine observait avec dédain ce petit être fragile dont les épaules tremblantes trahissaient ses pleurs. Il soupira puis s'assit sur le lit et posa sa main sur la hanche du jeune.

« Non ... » Murmura celui-ci. « S'il vous plaît ... »

Mais le tressé fit comme s'il ne l'avait pas entendu et raffermit sa prise, le forçant à se retourner. Il l'attrapa ensuite par les épaules, le fit asseoir sur ses genoux et plaqua sa tête contre son torse.

« Que t'arrive-t-il ? Mes hommes t'auraient-il touché ? »
« Non. S'il vous plaît, repartez sur le pont et laissez-moi. »
Supplia-t-il d'une voix dégoûté de sa proximité avec le pirate.

La mâchoire de Tom se serra et ses yeux se plissèrent.

« Je n'ai aucun ordre à recevoir de toi ! » Menaça-t-il en l'écrasant un peu plus.

Bill, qui avait attisé la colère du capitaine, se retrouva fortement compressé et il commença à paniquer lorsqu'il sentit une de ses côtes se briser. Ses yeux s'ouvrirent brusquement et il hurla et se débattit comme un beau diable. Tom fût tellement surpris par son attitude qu'il relâcha la pression. Le gamin s'écrasa au sol en gémissant de douleur et le tressé le regarda complètement incrédule. Pensant à une ruse, il s'agenouilla près de lui, l'attrapa par les cheveux et lui assena une grande gifle.

« Tu n'as pas fini ta comédie ?!! »

Mais Bill ne fit que hurler de plus belle et Tom remarqua ses phalanges blanchies appuyées sur sa cage thoracique. Effrayé, il comprit alors qu'il venait de casser une côte à son protégé.

« Oh bordel de merde !! »

Il attrapa Bill malgré ses protestations, le déposa sur le lit et fonça sur le pont.

« Asbeth ! ASBETH !! »
« Monsieur ? »
Demanda l'homme étonné.
« Va chercher Santo et emmène-le dans ma cabine. Bill est blessé ! »

Le silence se fit soudain sur le navire.
En entendant les paroles de son capitaine, Axel ouvrit de grands yeux et se précipita vers la cabine, mais Tom fut plus rapide. Comprenant ses intentions, il l'attrapa brutalement par la gorge et le plaqua contre le bord du bateau, faisant arquer le dos du jeune homme vers l'océan.

« Je t'ai déjà dit de ne pas t'approcher de lui ! » Cria Tom les dents serrées.
« Bill ne s'est sûrement pas fait mal tout seul ! » Cracha l'autre. « Et je suis son seul ami ici ! »
« Encore un mot Axel, et je te jette aux cales avec les autres pirates ! Bill n'est pas le seul à être désiré ici, Ma Beauté. Ils ne feront qu'une bouchée de toi ... »
« Vous ne pouvez pas me faire ça ! »
« Ah ? Et qui m'en empêcherait ? Si je n'ai jamais touché à ton cul, c'est uniquement à cause de la dette que j'ai envers toi pauvre sot. Mais il n'y aura aucune conséquence pour moi si je brise cette règle. N'oublie jamais, Petit, que si je n'étais pas intervenu pour te sauver il y a deux ans, tu aurais servi de vides couilles ! »
« Je ... »
« Ne t'approche plus de Bill. Il est à moi. »


Le pirate relacha sa prise sur la gorge du jeune homme, puis, sans lui lancer un seul regard, il tourna les talons et reparti dans sa cabine. Il y trouva Santo assis sur le bord du lit, sur lequel le garçon y était couché.

« Alors ? Est ce grave ? »
« Sa aurait pu être pire. Sa cote est belle et bien brisée. Mais heureusement pour lui, elle ne lui à pas perforée de poumons. »
« Comment le sais tu ? »
« Sa respiration serait sifflante si s'était le cas. »
« Que dois-je faire ? »
« Il doit voir un mèdecin au plus vite Tom ... »
« Nous jetterons l'encre demain, à Evaneos. »
« Bien. En attendant, faire lui boire du rhum. »
« Pourquoi ? »
Demanda Tom étonné.
« Il souffre énormément. L'alcool endormira suffisament la douleur durant la nuit. »
« Merci Santo. »


Le guerrisseur quitta la pièce, sans un sourire pour son capitaine.
Le calme revint.
Dehors, bercé par le bruit des vagues, les sanglots d' Axel s'atténuaient doucement ...

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By Guess' ® & Cassouille_____

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_____ *chuchote pour ne pas casser l'ambiance* Alors, qu'est-ce que vous en penser ?

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